DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

samedi 18 juillet 2009

dicton

La nature nous a donner deux oreilles et seulement une langue, afin que nous puissions écouter deux fois plus
que nous ne parlons.

Le sort d'un crime en Afrique noire

La naissance ou la modification de la plupart de nos coutumes, on le sait, provient le plus
souvent d'origine légendaire ou fabulaire. Le récit qui suit essaie de nous éclaircir sur une
certaine coutume du peuple Mukongo


Au centième royaume, après l'occupation du peuple Mukongo de la région du Bas-Zaire,
un événement malheureux vint sème la panique parmi les gens de cette région,
alors gouvernée par le roi Koro. De quoi s'agit-il ?
Un jour, le notable Kiongo, venu de la région Di Ngungu, pour exposer ses douloureuses
  doléances au grand roi Koro, s'agenouilla devant celui-ci et dit :
- Salut, Oh grand chef digne représentant des ancêtres et du Dieu Tout-Puissant.
Le grand roi dérange en pleine séance avec ses conseillers, regarda l'homme a genoux
devant lui se sentit brusquement touche jusqu'au fond de lui-même, oubliant le
  dérangementpar l'accent indolent du salut.
Anime d'un respect profond pour ses sujets, quel que fut le rang social de ceux-ci, le roi
dit :
- Sois le bienvenu Kiongo, fils du heros du peuple Kanyongolo, lève-toi, je t'en prie.
- Que les ancêtres te bénissent, toi et ta famille, ton clan et tous tes sujets. Raconte-moi
- en toute confiance l'objet de ta visite, je t'écoute.
- Oh ! grand chef, poursuivit Kiongo d'un ton décisif. Ayez pitié de votre serviteur et
- de ses sujets. Vous etes l'esprit du peuple et sa force. La vie du peuple dépend de votre
- action. Le bonheur du peuple est entre vos mains. Il y a longtemps que Kanyongolo le
- héros du peuple fils du grand chasseur Bungu m'a mis au monde. Jamais depuis, votre
- serviteur que voici n'a connu de catastrophes. Nous vivons une saison sèche jamais vue
- et jamais écoutée. Toutes les moissons de ma région sont réduites en cendres. Sous
- l'action du soleil cuisant. Nous n'avons plus de poissons dans nos rivières et plus d'eau
- pour boire. Les forets brulent, les animaux partent. Nous n'avons ni chair, ni légumes
- a savourer, nous respirons un air chaud, étouffant, brulant.
- Les hommes ne s'entendent plus, pour un rien ils se provoquent et se battent. Bientôt
- nous serons victimes de famine et de maladie. Bientôt nous disparaitrons tous.
- Quel est alors le crime infâme que nous avons commis ?
- Qu'avons-nous fait aux ancêtres pour qu'une fureur extrême nous inflige de si funestes
- calamités ?
- Oh ! grand chef puissant, médiateur entre nous et les puissances supérieures, digne
- interprète de la volonté de Dieu et des ancêtres, toute la population de Ngungu a
- travers moi, vous supplie d'examiner notre situation.
Bouleverse par ce triste récit, le grand Koro essaie de se lever en s'appuyant sur la canne
symbolique de son autorité. Il perd l'équilibre, il chancelle, il n'en peut plus et se
rassied. Mais se ressaisissant aussitôt et grâce a un effort surhumain il cria :
- Lève-toi fils de Kanyongolo et de Nganynmakunga. Vos cris lamentables, vos plaintes
- et vos pleurs me pénètrent jusqu'au fond du cœur. J'en souffre, je me trouve
- subitement sur le point de mourir ! Les faits lamentables que tu viens de m'exposer
- méritent un examen urgent.
- Mon pauvre ami, vous vivez la les effets de la colère des ancêtres. Quelqu'un parmi vous
- s'est rendu coupable d'un crime, déshonorant votre peuple aux yeux des ancetres.
- Car tu sais aussi bien que moi, que selon les traditions la faute d'un seul entraine des
- conséquences tristes sur tous les membres de la communauté.
- C'est bien cela ! intervint brusquement un vieux conseiller.... Blessez les yeux, vous blessez
- les oreilles, blessez les oreilles, vous blessez en même temps la bouche et le nez.
- Notable Kiongo, songez a soulager la grande colère des esprits des ancetres par des
- sacrifices, offrez, vaches, chèvres, poules.
- Nous y avons songe, grand chef, nous avons d'ailleurs tout sacrifie !
- Ah ! malédiction ! s'écria d'un ton indigne un sujet de Nganya.
- Grand roi, se sont justement toutes ses obligations qui nous ont appauvris d'avantage
- et nous ont plonges dans un ravin de misères.
Pensif, le roi Koro appela un de ses sages, un de ses guerriers.
- Ou est le fameux Okolo ?
- Me voici grand chef !
- Fais vite venir le sage baginyoka !
Okolo fit signe a un page qui couru exécuter l'ordre.
- Ah ! s'est horrible, s'exclama Koro revenu mais fortement consciencieux de sa lourde
- responsabilité. Soudain il se mit en colère et cria :
- nous devons a tout prix découvrir le malfaiteur.
Et le peuple se sentit en même temps soulage et décide de pendre et bruler le coupable.
Le sage Baginyoka, etait un des vieux octogénaire aveugle, et le plus grand penseur
de toute la région.
Esprit clairvoyant, personne ne mettait en doute ses paroles. A son arrivée, le peuple
autour du chef criait sa colère. Ce fait l'énerva.
- Arrêtez, apaisez-vous ignobles individus. C'est ainsi que vous enflammez a tout
- moment la colère des ancetres. Raison pour laquelle vous les obligez a vous infliger
- des fléaux dévastateurs.
Vite le roi intervint et arrêta la colère du grand sage en disant :
- C'est le grand chef Loro qui vous parle.
- Parlez, seigneur, je vous écoute.
- L'ayant apaise, le roi continua :
- Il ne s'agit nullement d'une atteinte ou d'une vocifération contre mon autorité. Les gens
- que vous entendez parler ici sont mes sujets. Ils sont accompagnes de leur notable.
- Je les connait bien, Kiongo fils du grand chasseur Ngungu n'est-ce pas ?
- Précisément, mes sujets de Ngungu se plaignent de fléaux qui les anéantissent. Il faut
- une solution d'urgence afin de sauver cette région. Tu es le seul homme capable de
- m'éclaircir et de me suggérer une solution.
- Plus de rivières, plus de forets, plus d'animaux, plus rien dans la région de Ngungu et
- cela a cause de la chaleur. Les hommes meurent comme des insectes, victimes de cette
- chaleur et de la famine. Il me faut une solution.
- On n'a pas chercher ailleurs ? déclara magistralement le sage !
- Un proverbe ancestral dit : L'aliment que vous mangez vous apporte a la fois plaisir et
- douleur".
- Comprenez bien ce proverbe, les gens de Ngungu ont voulu satisfaire leurs sens, en
- abandonnant le culte des ancetres. Cela s'est transforme en venin, et la colère des
- esprits s'est abattu sur eux. La faute a été commise dans la région de Ngungu, car selon
- nos coutumes, la faute d'un étranger n'entraine jamais de tristes conséquences dans
- la région a laquelle l'étranger n'appartient pas.
- Le coupable se trouve dans la région Ngungu même ! Ne perdez plus de temps, faites
- venir le grand feticheur Kibonge. Des qu'il aura découvert le coupable, et cette
- culpabilité confirmée, l'infâme sera brule, comme le veulent nos coutumes, les cendres
- seront jetées au sommet de la colline de Kitonga. Quiconque défendra le coupable,
- aura une peine identique parce qu'il sera considère comme complice.
Alors le chef exprima sa gratitude envers le sage en ces termes :
- Mes hommages grand sage. Que les ancetres te protègent contre toutes colères des
- mauvais esprits. Vive toi !
Banginyoka rentra accompagne d'applaudissements et de cris d'encouragement...
- Ou est le fameux Okolo, s'enquit calmement le roi.
- Me voici, grand seigneur, répondit l'officier d'ordonnance.
- Fait venir d'urgence le grand magicien Kibonge. C'est un message d'ordre venant de la
- part de son grand chef le roi Koro.
Okolo salua le roi et communiqua l'ordre a l'un de ses pages. Presque aussitôt, le
magicien Kibonge se tint devant le roi dont le visage semblait crisper par le drame.
- Grand seigneur, je vous écoute.
- Tu viens toi-même avec la population d'être témoin des sages paroles du grand penseur
- du peuple, Baginyoka. Le sage a la bouche d'or. Sa parole est d'une autorité
- contraignante. Elle est le soleil de mon royaume. Nous opposer a cette parole, c'est
- vouloir marcher dans l'obscurite. J'insiste, nous opposer a cette parole s'est vouloir
- noyer tout le pays dans des calamités et des lamentations. Nous suivrons a la lettre
- ses sages conseils. Tu suivras mon avis j'espère !
- Je n'ai pas le droit de m'opposer a la sagesse des ancetres, seigneur, je suivrais votre
- volonté.
Le peuple excite par ses paroles cria :
- Qu'on recherche le coupable, qu'on le supprime, il est ignoble et n'a plus le droit a la
- vie !
Le grand sorcier Kibonge disparut alors. Il se fit attendre deux journées durant. Au rebut
de la troisième journee, il apparut accompagne de trois autres sorciers. L'assemblée
du roi se trouvait en pleine séance, parlant des scènes du drame. L'arrivée des quatre
sorciers sema subitement la panique. Trois d'entre-eux allumèrent vite un feu, Kibonge,
lui racontait un tas d'histoires et se mit a danser vertigineusement.
Le corps brillait sous les maquillages, les gestes de ses longs bras puissants étaient brusques.
Son visage d'une expression diabolique et ses yeux rouges.
Soudain, il se mit a porter des coups au sol, un langage sourd et mystérieux accentua
la panique générale.
Le roi se leva de son fauteuil. Alors Kibonge ordonna le silence et se ressaisissant, il
regarda le roi qui lui tint ce langage :
- Kibonge, c'est toi le plus grand feticheur du pays. Regarde autour de toi.... Ce sont-la
- les habitants de cette région de Ngungu. Ils attendent la solution qui viendra de toi.
Kibonge appela le notable par un geste.
- Connaissez-vous les hommes riches de la région ?
Le notable connaissait le vieux Pangatonga riche parce que pere de plusieurs enfants,
  propriétairedes champs et de vaches. Le notable connaissait également Kalombola,
Bazikazoro, Nzuzikambu, grands commerçants de la reg ion.
- Assez !!!!!
  Après ce cri, le sorcier appela un autre homme.
- Qui soupçonnez-vous coupable de ce crime ?
Kozo, jeune homme de nature timide perdit le controle de ses paroles et dit qu'il ne
soupçonnait personne.
- Citez-moi un grand richard, Pangatonga par exemple. Ce vieux la est devenu trop
- orgueilleux. Je lui ai demande une de ses plus belles filles en mariage, il me l'a
- refusée. Maintenant mon temps arrive...a ta place jeune homme !
Kibonge regagna aussi son groupe de sorcier, ils se mirent a danser. Longtemps après,
la danse s'arrêta.
Kibonge se tourna vers le roi et lui proposa :
- Grand chef fils de Mikozo et Mikwaza, arrière-petit-fils du redoutable roi Kabunga
- c'est garce a ta sage action que le fléau va être arrêté.
- Paie sur le champs : cinq poules, cinq cheires, cinq vaches, une fourmi noire, une
- aiguille, une calebasse d'eau et une calebasse d'huile.
- Que soit réalisé sur le champs ta volonté salutaire.
Les pages se mirent a faire ce qui leur était demande. Le roi retira de ses propres biens
tout cela et les remit a l'un des sorciers.
Kibonge a la vue de l'empressement de Koro se dit qu'il aurait du exiger cent poules,
cent chèvres, cent vaches, ainsi il s'enrichirait pour toujours !
Il ne dit rien cependant et se remit a danser. Puis il siffla pour ordonner a tous de
se mettre a genoux.
- Je viens de connaitre la vérité, le coupable n'est pas parmi vous. Entre votre village et celui du coupable, je vois une demie journee de marche. Il habite une grande case,
  derrière sa case, un mandarinier, son village est bâti dans une vallée.
Le peuple s'écria que d'après la prescription, l'homme avait une fille, elle s'appelle
Ntwaza. Elle s'était rendue coupable de trois crimes.
Celui de l'adultère avec un étranger.
Celui d'avoir vendu une statuette ancestrale et celui d'avoir manger du Nboloko que
nul ne doit toucher.
Un lourd silence s'abattit sur l'assemblée
- Kibonge, tu viens de nous rendre un grand service, nous te remercions.
Les sorciers s'en allerent. Le lendemain, le roi fit venir Pangatonga avec toute sa famille.
Apres consultations et échanges d'opinions avec les vieux conseillers, le chef dit a
Pangatonga :
- La situation vous écrase et vous élimine, toi et ta famille.
Pangatonga demanda des preuves matérielles de sa culpabilité. Il lui fut révèle qu'il
s'agissait de sa fille, rendue coupable publiquement par le magicien Kibonge.
Pangatonga cria a la jalousie, la calomnie et se mit a se débattre a terre. Le peuple
le traita de canaille et demanda a ce qu'il soit brule. Les sages décidèrent que seule sera
  brulée sa fille, mais âpres soumission au sort que lui réservent les ancetres et cela en
la soumettant a l'épreuve du bois frotte au sol. Alors un vieux sollicite aux ancetres
une des trois solutions suivantes :
- Que la fille soit vendue comme esclave.
- Que la fille soit tout simplement écartée de la région.
- Qu'elle soit brûlée.
La fille fut brûlée et l'on dispersa ses cendres sur la colline de Kitangu. Cet acte indigna
toutes les femmes et les filles du pays. Elles se réunirent et trouvèrent la solution.
Elles décidèrent de ne plus épouser les hommes de la tribu. Elles épousèrent des étrangers.
Les filles nées des ces unions revenaient au pays, les garçons restaient au pays de leur père.
Cela réussit merveilleusement, car il arriva un moment ou le nombre de femmes
devenu dominant, les fit diriger le pays. Désormais, les maris n'avaient plus d'autorité
ni sur les femmes, ni sur les enfants.
Voici comment naquit le régime matriarcal chez les Mukongo, il y a de cela des millénaires.




dimanche 12 juillet 2009

dicton

Le grillon tient dans le creux de la main, mais on l'entend dans toute la prairie.

Conte etiologique du chien qui meprisait la mangouste

Le chien, la mangouste, le crapaud, la perdrix et le perroquet se réunirent pour la
  négoce:
- Allons, dirent-ils partons faire du commerce.
Ils firent d'abord provision de nourriture, puis se mirent en route. Mais la contrée ou ils
allaient négocier était loin !
Quand ils arrivèrent au milieu du pays, leurs vivres furent épuises. Arrives a l'emplacement
d'un ancien village, le perroquet aperçut dans un palmier un régime encore vert :
- Attendons tous ici, dit-il, ce régime dans ce palmier, lorsqu'il aura muri, moi j'en
mangerai les fruits ; alors nous partirons.
Ils s'approchèrent.... et restèrent la trois mois peut-être ! Quand le régime eut muri, le
perroquet mangea le fruit et proclama : "En avant !"
Ils partirent. Après avoir longtemps marcher, il arrivèrent a mi-chemin. La perdrix dit :
- Brulez-moi cette brousse ; la première pluie va tomber ; l'herbe poussera. J'en
mangerai, après nous partirons.
Ils brûlèrent la brousse, la première pluie tomba, la nouvelle herbe poussa. La perdrix
en mangea. Ils se remirent en route. Ils marchèrent longtemps. Le crapaud dit :
- A mon tour ! Coupez-moi ce chêne ; quand il sera pourri, les termites l'attaqueront,
moi je mangerai les termites, et puis nous partirons.
Ils abattirent le chêne, l'arbre pourri, les termites y creusèrent leurs galeries. Le crapaud
mangea les termites.
Nouveau départ, nouvelle étape, Arrives a mi-route, la mangouste de déclarer :
- A mon tour cette fois ! Flambez cette brousse : Les tendres roseaux lèveront ; j'en
mangerai !
La brousse incendiée, les tendres roseaux poussèrent ; quand la mangouste en eut
mange :
- En route dirent-ils !
Ils partirent, parcoururent un bon bout de chemin, arrivèrent loin.
Le chien dit :
- C'est mon tour, ramassez du bois, vous tous. Moi je vais chauffer mon museau près du feu.
Lorsqu'il sera sec, nous nous remettrons en route. Comme cela nous aurons eu tous
notre part.
Les autres répliquèrent :
- Ca va , reste-toi, père chien, allons chercher du bois.
Le perdreau et le perroquet convinrent :
- Eh la, nous deux allons chercher du bois de notre cote.
La mangouste et le crapaud, suivant leur propre route, recueillaient du bois bruler.
Lorsqu'ils eurent leurs fagots de brindilles, ils revinrent, édifièrent un gros bucher ;
et voici que le feu abondait vraiment. Il pétillait. Les flammes étaient intenses.
Ils crièrent :
- Eh père chien, viens, chauffer ton nez !
Le chien s'approcha, s'accroupit près du foyer, et eux d'entretenir un feu abondant.
Le nez sécha ; mais tandis qu'ils regardaient d'un autre cote, le chien lécha son
museau; il recommença a couler. Les autres de leur cote s'acharnaient a redoubler le
feu. Mais le nez du chien ne voulait pas sécher !
Les autres de crier :
- Depuis que nous avons commencer ici, nous avons beau chauffer le museau du chien,
quand a sécher, il s'obstine a ne pas sécher ; il ne fait que couler. Nos têtes nous font
mal a force de ramasser du bois.
La perdrix et le perroquet se concertèrent en particulier.
Le perroquet dit :
- Écoute maman perdrix, prenons la fuite ; disons-le a la mangouste et au crapaud.
S'ils ne nous écoute pas, nous filerons nous deux.
Le crapaud et la mangouste arrivèrent :
- Vous, les anciens, le nez de notre maitre le chien, nous l'avons chauffe, chauffe !
Aujourd'hui, voila deux mois que ça dure. Et ce sacre nez ne veut pas sécher. Alors
nous resterions ici ?... Filons ! Nous avons faim, tees faim, les vivres sont épuises.
La mangouste dit :
- Allons, demandons au chien, en avant ! Si il fait des difficultés, alors nous décampons.
Les autres :
- Bien sur ! en avant, le chien !
Ils y allerent et dirent au chien :
- Maitre chien cesse cette comédie !
Maitre chien :
- Et pourquoi donc ? Vous tous lorsque nous sommes venus en chemin, n'avez-vous pas eu
votre manière de faire ? Toi, le perroquet, tu as mange des noix palmistes ; toi,
perdrix, tu as mange des jeunes pousses ; toi, crapaud, tu as fait abattre une chêne
et quand il fut pourri, tu as mange des termites ; toi, la mangouste, tu as fait bruler
la brousse, tu l'as fait brûlée jusqu'à'  ras du sol et lorsque les roseaux se sont lèves,
tu en as mange. Et maintenant nous partirions..... Et moi donc !... Chauffez moi le
museau, qu'il sèche.... Alors nous nous en irons ! Tant que mon nez ne sera pas sec.
personne ne partira d'ici !
La perdrix et le perroquet s'écrièrent :
- He la mangouste ! He le crapaud !, nous avions des vivres, tout est fini ! Hein quoi !
Nous resterions ici ? Quiconque reste ici, qu'il nous regarde partir.
La perdrix et le perroquet s'envolèrent dans le ciel. Le crapaud et la mangouste
  détalèrent a terre. Le chien grogna :
- Quoi, vous tous, vous avez déjà mange ? alors, que moi quand je suis en train de me
chauffer le museau, vous , vous ne persévérez pas !, vous décampez ! je m'en vais
suivre le chemin de la perdrix et du perroquet.
Mais tandis qu'il les poursuivait, le chien se dit :
- Non, pas ceux-la. Si je m'acharne a les suivre, peine inutile, j'en reviendrai comme
un niais ! Qu'ils s'en aillent, ma foi. Je suivrai la trace de la mangouste et du crapaud...
Lorsqu'il arrive a la porte du crapaud pour le saisir, celui-ci était rempli d'écailles, le
chien s'écrie :
- Ah non ! pas cela ! Voila une mort inutile !
Il abandonna le crapaud a son sort, et s'élança a la poursuite de la mangouste et la tue.
Lorsqu'il l'eut mangez, le chien fit ce serment : Tout notre clan de chien, partout ou il ira
quand il rencontrera du gibier dans la foret, qu'il les chasse, dans les siècles des siècles.
Oui, que nous soyons ainsi a leur égard ! C'est la, la devise du chien : qu'il chasse les
  bêtessauvages.
Depuis ce jour la, le chien est en dispute avec la mangouste, et ils ne s'entendront
plus jamais. Une mangouste qui rencontre un chien, est morte d'avance.
La ou étaient partis la perdrix et le perroquet, tous deux conclurent un pacte d'amitié.
Un jour le perroquet dit :
- Maman perdrix, allons nous promener au village abandonne ; peut-être y trouverons-
nous notre régime de noix palmiste.
La perdrix répliqua :
- Entendu, mon cher, allons-y !
Lorsqu'ils arrivèrent au village abandonne, la perdrix découvrit dans un beau et grand
palmier un régime qui y pendait. La perdrix s'écria :
- Cher perroquet, va, monte dans ce palmier, va égrener des noix, nous en mangerons.
Le perroquet :
- Allons-y, a chère, reste au pied du palmier.
Ils s'y rendirent. Le perroquet monta et arracha les noix ; tandis qu'il mangeait, il
en jetait a la perdrix qui se trouvait a terre. celle-ci en mange aussi.
La perdrix supplia :
- He maitre perroquet, donne-moi encore des noix ! Ce ne sont que des toutes petites
que tu me jettes. Les grosses, c'est toi qui les mange !
Le perroquet répliqua :
- Approche du tronc, viens prendre les noix, je vais te les lancer !
La perdrix s'avança au pied du palmier. Le perroquet en arracha, visa la perdrix la
ou elle s'était approchée et jeta les noix sur les pattes de la perdrix. Celles-ci
devinrent rouges.
La perdrix :
- He! toi maitre perroquet, vois-tu comment tu m'as arrangée ? Mes pattes sont devenues
toutes rouges ! C'est toi qui est le seul coupable !
Le perroquet :
- Parbleu, ma mère ! je suis au-dessus du palmier, et ne me rends compte de rien. Je
t'ai jete des noix sans mauvaise intention.
La perdrix se dit en elle-même : Je serai une sotte si je ne lui répondais pas du tac au tac,
je me vengerai ! Je vais cacher une noix dans mon pagne !
- Allons maitre perroquet, dit-elle descend vite, Nous partons n'est-ce pas !
Le perroquet de dire :
- J'arrive, je descends.
Il se mit a descendre, et lorsqu'il saute a terre, la perdrix l'empoigna. Ils se battirent
longtemps. La perdrix saisit un bâton, qui s'abattit sur la tête du perroquet et enfin
sur son bec. Celui-ci, s'étant tourne en bas, se trouva crochu.
Le perroquet :
- Malheur de moi, tu m'as défiguré. Mon bec était tout droit, et voici qu'il est devenu
crochu ! Oui, aujourd'hui, toi et moi a cause de cela, nous mourrons ici !
Et ils s'empoignèrent longtemps bien longtemps. A un moment donne, la perdrix
fouillant le pli de son pagne, y saisit une noix de palme. A cette vue, le perroquet
prit la fuite ; mais la perdrix lança la noix de palme, en rebondissant, toucha la
queue du perroquet. L'extrémité en devint tout rouge. A la suite de cette bataille,
ils se séparèrent. La perdrix dit :
- Toi, maitre perroquet, tu as rendu mes pattes rouges, désormais, nous ne nous
  promènerons plus par les mêmes chemins.
Le perroquet de son cote jura :
- Toi qui a rendu ma queue toute rouge et mon bec crochu, désormais c'est la mort
entre toi et moi !
- Toi tu mangeras de ton cote et moi du mien !
Depuis ce jour, le perroquet et la perdrix se sont sépares a jamais. Ils ne se promènent
plus ensemble par les mêmes chemins.